NEUVIEME CONDAMNATION POUR LES CHASSEURS A COURRE !


Mardi 29 janvier dernier, un suiveur de l’équipage Bonnelles-Rambouillet faisait usage d’un gaz incapacitant sur les AVA en train de documenter la mort d’un cerf.
Pour port d’arme et violence aggravée, il vient d’être condamné par le Tribunal Correctionnel de Versailles à 2 mois de prison avec sursis et à indemniser les victimes à hauteur de 1500€.

Lors de l’audience, l’avocat des veneurs (et veneur lui même) a tenté de détourner la réalité des faits pour défendre sa pratique :
« Pourquoi viennent ils à trente en forêt ces AVA ? Pour documenter ? Pas besoin, il existe déjà des livres et des peintures ! »
« C’est la tête de gondole d’AVA que vous avez dans ce tribunal, M. le Juge. La réalité c’est un groupuscule extrêmement fanatique ! AVA cherche le drame, AVA cherche son martyr ! » ✝
« Sous prétexte de liberté d’expression, on crée une zone de non-droit à Rambouillet ! »
Mais le Tribunal ne s’est vraisemblablement pas laissé impressionner par le récit paranoïaque de Maître Guillou, ponctué de sophismes et de remarques sexistes désobligeantes pour la Cour :
« Nous ne sommes pas dans une tribune où on doit faire valoir des arguments, pour ou contre. Les faits sont établis et ne sont pas contestés. Il y a une arme, on la transporte, et on s’en sert. Voilà ce qui est illégal. » coupe la Procureure.

Cette 9ème condamnation du côté des veneurs vient démontrer encore un peu plus de quel côté se trouve la violence.
Car les faits sont là, sans contestation possible : avec plus de 700 personnes en forêt du côté AVA rien que la saison dernière, pas une seule agression n’a été recensée ! C’est que notre mouvement est solidement fondé autour de valeurs positives, qui excluent de fait le recours à la violence ou à la provocation, et qui sont le socle du monde meilleur que nous entendons bâtir. 🦌🏡🗣
A l’opposé de cela, la pratique de la chasse à courre porte toute l’arriération culturelle, la brutalité et la hiérarchie sociale qui sied à l’époque féodale dont elle tire ses racines. 🗡🏰📯

A l’aube d’une nouvelle saison pour AVA, nous réaffirmons cet appel : l’abolition de la chasse à courre est une nécessité historique, pour libérer les campagnes et les forêts de ces milices ultraviolentes ! ✊🌍💚

A Rambouillet et partout ailleurs, Abolissons la Vénerie Aujourd’hui !

VERDICT DU PROCES DE RENNES

La Justice a tranché, voici les peines prononcées à l’encontre des agresseurs de Claire et Christophe :
 
– 10 mois de prison avec sursis pour le piqueux de l’équipage, avec un an d’interdiction de chasser 📯🚫
– De 6 à 8 mois de prison avec sursis pour les quatre autres
– Plusieurs milliers d’euros de dommages et intérêts pour les victimes
Les accusés ont annoncé faire appel de cette décision.


Après Compiègne et Rambouillet, c’est la troisième condamnation de chasseurs à courre pour des violences, qui ont explosé depuis l’apparition de leur milice en gilets « J’aime la Chasse » (pas moins de vingt agressions graves). Bien que nous ne puissions nous satisfaire d’une sentence aussi légère pour des faits d’une telle gravité, il était important que l’Etat commence enfin à se positionner : une milice ultra-violente ne peut pas se développer impunément dans notre pays ! L’opposition pacifique et populaire à la chasse à courre, portée par AVA depuis maintenant deux ans, doit être protégée dans son droit le plus strict à manifester son opinion et à documenter ce qu’elle condamne.
Bravo à tous ceux qui font face aux veneurs, chez eux, chaque semaine, en faisant valoir leurs droits sans jamais perdre leur sang-froid !
Nous, les habitants témoins de cette barbarie, les citoyens conscients des enjeux, réclamant la paix et de progrès, ne laisserons jamais la loi du silence s’installer dans nos campagnes et nos forêts !
A bas la chasse à courre ! Soyons solidaires face aux violences !

 

Procès des violences de la chasse à courre, à Rennes : le résumé

Mardi 16 juillet a enfin eu lieu l’audience au Tribunal de Rennes des agresseurs de Claire et Christophe. Pour rappel, ces deux AVA avaient été sauvagement agressés alors qu’ils suivaient une chasse à courre pour en exposer les méfaits, Christophe étranglé au sol et Claire la tête maintenue sous l’eau jusqu’à suffocation.

C’est devant une salle hostile, que la Juge menacera d’ailleurs de faire évacuer, que les victimes doivent faire face à leurs agresseurs une nouvelle fois. En effet, les veneurs s’étaient organisés pour en monopoliser les places, bousculant même des gens à l’entrée. Dehors, les soutiens de Claire et Christophe, venus de loin pour certains, sont repoussés hors du Tribunal par la police.

Pendant ce temps à l’intérieur, le procès commence, et le ton est donné rapidement :
Moi je paye mes impôts, pas comme ces deux énergumènes à côté, lance un des accusés, pointant les victimes.
Les tentatives de diversions de leur avocat ne résistent pas aux recadrages de la magistrate, qui veut rester sur les faits :
Vous la maintenez par le buste et sa tête va être immergée dans l’eau par votre action.
J’ai déconnecté, j’étais là sans y être, tente alors un accusé. Puis parlant de Christophe :
On était à trois dessus, on a pas réussi à lui arracher sa Gopro.
La parole est alors aux victimes :
J’étais au sol, et là j’ai senti deux hommes me soulever par les bras et m’emmener jusqu’au fossé. Ils m’ont mis la tête plusieurs fois sous l’eau. Au bout d’un moment je me suis dit, « je vais mourir là », raconte Claire avant d’évoquer ses cauchemars récurrents depuis le jour de l’agression.

Le procureur conclut l’audience en dénonçant «des faits d’une extrême gravité», sans «aucune excuse de provocation». Il requiert des peines de 14 et 12 mois de prison contre deux des prévenus et de 10 mois avec sursis contre les trois autres, ainsi qu’une interdiction de chasse de trois ans à l’encontre des cinq accusés, dont le maître chien de l’équipage Rallye Bretagne.

La balle est maintenant dans le camp de l’Etat français, qui a l’occasion de marquer un coup d’arrêt aux violences orchestrées par les veneurs, qui vont crescendo depuis maintenant un an. Le 25 juillet prochain, nous espérons un verdict qui envoie un message fort à la Société de Vénerie et à tous ceux qui croient pouvoir faire régner leur ordre par la violence dans notre pays : il faut en finir avec l’impunité ! Une pratique telle que la chasse à courre, décriée par 84% des Français, ne peut pas se maintenir si sa seule défense est l’agression et l’intimidation !

Bravo à Claire et Christophe pour leur courage. Vous êtes les dignes représentants du soulèvement populaire et pacifique qu’est AVA.

Merci à tous ceux qui se sont déplacés pour les soutenir dans cette épreuve.

Solidarité avec Claire et Christophe : tous au Tribunal !

Le samedi 2 février dernier, alors qu’ils suivent une chasse à courre pour la documenter et en exposer la barbarie au monde, Claire et Christophe sont sauvagement agressés.
Claire est frappée, jetée au sol et emmenée dans un fossé où on lui maintient la tête sous l’eau jusqu’à suffocation.
Christophe, qui tente de s’interposer, est lui aussi frappé, immobilisé au sol et étranglé. Leurs agresseurs ne réussiront pas à leur voler leurs caméras, seule l’arrivée d’autres camarades d’AVA (Abolissons la Vénerie Aujourd’hui) mettra fin à l’agression.
Depuis quelques mois, les chasseurs à courre ont organisé une véritable milice pour empêcher les opposants de suivre et filmer leur pratique barbare. Pas moins de vingt agressions graves sont à déplorer, mais seulement quelques unes passeront en Justice.
La condamnation des agresseurs de Claire et Christophe doit venir mettre un coup d’arrêt aux violences orchestrées par les veneurs. L’Etat de droit doit prévaloir !

➡ Tous devant la Cité Judiciaire de Rennes, ce mardi 16 juillet à 13h !
Soyons nombreux à leur montrer notre soutien, réclamons justice tous ensemble !
➡ Ramenez pancartes, banderoles et collation. Seules quelques personnes pourront assister à l’audience et communiqueront en direct à l’extérieur.
➡ Des co-voiturages sont organisés sur l’évenement Facebook :  https://www.facebook.com/events/950157075332175/
➡ Si vous ne pouvez pas vous déplacer, laissez leur un message de soutien ! 💚

L’ONF cible trois personnes et leur réclame 55.000€ !

 

 

La répression contre le mouvement AVA vient de passer un palier. En pleine vacances, l’Office National des Forêts, représentant de l’Etat, assigne 3 personnes au Tribunal de Grande Instance de Compiègne et leur réclame pas moins de 55.000 euros. 

La raison ? La présence de gens en forêt aurait empêché les veneurs d’effectuer le plan de chasse, et aurait causé à l’ONF un « déficit d’image ». Le choix de personnes assignées et quant à lui tout à fait arbitraire et vise à faire d’eux « des exemples » pour intimider tous les autres.

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