Procès ONF vs AVA : victoire pour les opposants à la chasse à courre !

C’est un chapitre judiciaire important qui vient de se conclure aujourd’hui pour notre mouvement d’opposition à la chasse à courre, et ce de la meilleure des manières. 📜

En juillet 2018, l’ONF assignait en Justice trois membres d’AVA, leur réclamant 55 000 € afin d’indemniser les chasseurs à courre s’estimant lésés dans leur droit de chasse. Après une procédure d’un an et demi, le Tribunal de Grande Instance de Compiègne a enfin tranché : l’Office National des Forêts est débouté de toutes ses demandes ! 👩‍⚖

Honte à l’ONF qui s’est fait le jouet des chasseurs à courre, en vain. En plus d’avoir vu ses accusations rejetées, c’est finalement l’office public qui devra indemniser ses boucs émissaires : 1.500 € de compensation sont attribués aux trois membres d’AVA et les frais de justice sont entièrement aux frais de l’Office.

Merci à notre avocat Me Jean-Robert N’Guyen Phung, à tous nos soutiens et parmi eux Rémi Gaillard dont l’aide a été décisive dans cette affaire !

Merci également à tous ceux qui ont participé à notre cagnotte mise en place l’année dernière pour nous permettre d’assumer les éventuels frais de justice ! Ces dons restent intacts et seront utilisés pour faire face au déferlement judiciaire lancé à notre encontre. Le soutien populaire indéfectible dont nous profitons est le meilleur des remparts face aux procédures abusives des veneurs et de leur petit monde. 🏰💰

Forts de cette excellente nouvelle qui nous conforte dans notre action, nous réaffirmons cet appel : partout organisons-nous contre la barbarie, pour la paix et la civilisation ! 💚🌍
AVA se veut à l’avant-garde de ce combat dans les campagnes françaises : rejoignez-nous !

La vidéo à partager sur Facebook : https://www.facebook.com/avafranceofficiel/videos/1439178136236692/
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#TRAQUÉS 6 – LE CERF (📸 par Jim Photo)

🦌🖼 Animal emblématique de nos forêts, le cerf est l’un des plus grands mammifères vivant en France. Méfiant et adroit, il est difficile à observer, son apparition est donc toujours un événement.
Il voit généralement le jour vers mai/juin : faon jusque 6 à 8 mois, hère jusque 1 an, daguet dès ses premiers bois, il devient véritablement cerf adulte à partir de 4 ans.
Un beau matin d’hiver, il se met à perdre ses bois en heurtant des branches. Il se sent alors diminué, sans défense, et s’isole parfois plusieurs jours.
Le jeune cerf est pourtant un animal sociable : entouré de biches et de leurs faons, il vit en harde dirigée par une matriarche. Au moment du rut, le cerf adulte, isolé, se rapproche d’une harde afin de s’accoupler. Il ne s’alimente plus et peu perdre jusqu’à 20 % de son poids ! Au moment du brame il ne faut surtout pas le déranger…

🗡📯 De septembre à mars, les veneurs envahissent la forêt toutes les semaines à sa recherche. Ils lâchent jusqu’à 60 chiens sur l’un d’eux, repéré souvent le matin, s’amusent quelques heures de ses ruses pour survivre, puis l’achèvent et rentrent au chenil pour un cérémonial autour de son cadavre.
Cette chasse à courre est la clé de voûte de tout l’édifice des veneurs. Voici comment elle est décrite dans le fameux « Livre de la Chasse » de 1389, qui codifie toutes les véneries :
« Les unes appartiennent aux puissants, les autres aux faibles, et je vais donc vous les présenter par ordre. C’est une bonne chasse que celle du cerf, car c’est belle chose que de bien traquer un cerf, belle chose de le poursuivre, de le courir longuement jusqu’à l’abattre, soit en eau soit sur terre, belle chose la curée, belle chose de bien l’embrocher, de le dépecer et de lever les chairs. C’est une belle bête et plaisante, et je tiens là que ce soit donc la plus noble des chasses. »
Encore aujourd’hui, il existe une quarantaine de ces équipages, autour desquels tous les autres font bloc car ils dépendent d’eux matériellement et culturellement.