AVA rejoint le groupe « Convergence Animaux Politique »

Nous sommes nous aussi heureux de vous annoncer aujourd’hui l’officialisation de notre partenariat avec Convergence Animaux Politique et nous remercions ses membres pour leur confiance et le travail déjà accompli.

« L’objet de CAP (Convergence Animaux Politique) est de faire le lien entre le monde politique et les associations de défense des animaux.

Grâce à la constitution d’un réseau de parlementaires et d’un travail d’influence, CAP amène les politiques à agir en se basant sur le travail d’expertise des associations.

L’opinion publique doit être enfin entendue et des avancées significatives en faveur des animaux inscrites dans la loi ! »

A quelques jours de la reprise de la saison de chasse à courre dans nos forêts , c’est une bonne nouvelle pour les citoyens qui composent AVA de pouvoir compter sur CAP pour porter leur parole au delà des forêts de France.

#TRAQUÉS 2 – LE LIEVRE (📸 par @madine_photography sur Instagram)

🐰🖼 Contrairement aux idées reçues, le lièvre appartient à l’ordre des lagomorphes tout comme le lapin, ce n’est donc pas un rongeur ! C’est un herbivore, dont l’espérance de vie varie de 5 à 12 ans selon les espèces. Le lièvre est grand et longiligne, il est facilement reconnaissable au bout noir de ses longues oreilles. Il peut atteindre une vitesse de pointe de 80 km/h et sauter jusqu’à 3 mètres de hauteur !
Le lièvre d’Europe, que l’on trouve en France, vit dans des milieux ouverts avec des buissons ou des haies, dans les forêts claires, les marais, les champs cultivés ou encore les plaines. De nature plutôt solitaire, il vit sur un vaste territoire, dans un gîte installé sous des buissons.
La hase (femelle du lièvre) donne naissance à entre deux à quatre levrauts déjà poilus et avec les yeux ouverts, car ils doivent être prêts à fuir à tout moment.

📯🗡 Le lièvre est la proie favorite des amateurs de « petite vénerie ». Selon leurs ouvrages, « ses ruses exceptionnelles » et « délicates » feraient de lui un animal très plaisant à faire souffrir. En France, il existe donc 120 équipages qui se plaisent à lancer une meute de chiens sur ce petit animal, qui le traquent dans les champs jusqu’à le rattraper et le déchiqueter vivant. Le veneur le plus connu de France, Olivier de la Bouillerie, est un grand spécialiste de cette pratique. « Grâce à Olivier, cette vénerie a explosé » disent de lui ses amis. La famille de l’Allier qui, l’an passé, a vu son chat se faire dépecer dans leur jardin par un équipage au lièvre peut le remercier.

#TRAQUÉS 1 – LE RENARD

En ce mois d’août, les animaux sauvages ont encore un bon mois de répit devant eux, et cette trêve de chasse à courre est l’occasion pour nous de vous présenter ceux qui en sont victimes. Voici leurs portraits, ainsi que des détails sur les traques qu’ils subissent pour le plaisir mondain de quelques personnes.
Un grand merci aux photographes naturalistes qui nous ont fourni ces photos, eux qui savent si bien célébrer la vie sauvage sans la déranger !

🦊🖼 Le renard est un animal social vivant en clan : un groupe de femelles hiérarchisées et un mâle. Il vit généralement en forêt, dans un terrier. Celui-ci peut être un terrier de blaireau qu’il modifie, il peut même cohabiter avec ! En journée, le renard s’abrite et se repose ailleurs sous des racines, un tas de bois, dans un fossé…
Carnivore, il se nourrit avant tout de petits rongeurs, mais son alimentation varie selon les saisons. C’est un animal nocturne et crépusculaire, parfois diurne en été quand il n’est pas dérangé.
Il mesure en moyenne 1,25 m de long pour un poids moyen de 6 à 7 kg. Sa longévité est d’environ 7-9 ans.
En France, le renard est classé parmi les animaux nuisibles, même si les dégâts qu’il occasionne sur les activités humaines sont très faibles. Peut-être cela a t’il à voir avec son appétit pour les faisans, lâchés sur son territoire en période de chasse…

📯🗡 Le renard est l’animal « favori » des chasseurs à courre anglais, où leur pratique a finalement été interdite en 2005. Chez nous, il y a encore une quarantaine d’équipages qui pourchassent les renards à cheval et à pied, à travers les champs et les routes, jusque dans les terriers où ils courent se réfugier. Les veneurs y envoient alors de petits chiens-outils pour les déloger et continuer leur loisir en terrain découvert. Car la chasse à courre est aussi un spectacle, et il convient de ne pas priver les suiveurs de la mise à mort.
« Au terré du renard, on mettra pied à terre, on forcera l’animal à sortir, soit à l’aide de fox-terriers, soit en défonçant la garenne avec des bêches et des pioches, et on le relancera. Après plusieurs terrés, le même renard peut se faire courir pendant trois heures, sans incident, des chiens rapides l’étranglent en une heure, parfois en une demi-heure. »