Rambouillet : LES CHIENS-OUTILS DE LA CHASSE À COURRE ! 📯🗡

Chaque mardi et chaque samedi en forêt de Rambouillet, les chasseurs à courre de l’équipage Bonnelles lâchent une soixantaine de leurs chiens à la suite d’un cerf, dans le but de le rattraper, de le tuer et de célébrer un rituel médiéval autour de son corps.
Pour les veneurs, les chiens ne sont que des outils dans cette traque, au même titre que leurs 4×4 ou leurs dagues. Ils sont envoyés à travers des routes à 80km/h, des buissons de ronces, des grillages de propriété privées puis rentrés au chenil jusqu’à la semaine suivante.

 
Alors que les veneurs se retranchent derrière leur dernier argument, « l’amour des chiens », il est de notre devoir de témoins de montrer ce qu’endurent ces animaux au quotidien. 🤚🐶💚
 
Pour eux, mais aussi pour les chevaux, pour les animaux sauvages et pour la dignité de l’être humain, abolissons enfin la chasse à courre ! ✊🐶🦌🐴🏡

Compiègne : Un chien piétiné par un cavalier

Samedi 5 octobre. Comme cela arrive souvent, un chien est piétiné par un veneur à cheval ! Jappant de douleur, il semble blessé à la patte avant-droite et la traîne sans pouvoir s’appuyer dessus en allant rejoindre ses compagnons de meute.

Les veneurs ne s’arrêtent pas pour si peu, et ce chien disparaitra de la chasse rapidement après.

La SPA a été prévenue et nous ferons notre possible pour le sauver de l’euthanasie expéditive ! 🐶🤚💚

Les chasseurs à courre considèrent leurs chiens comme des outils interchangeables, stockés en cage puis mis en danger sur les routes, dans les ronces, sous les sabots des chevaux et face aux animaux traqués.

Cela doit cesser : abolissons la chasse à courre ! 📯🏰🚫

👩‍⚖️ PROCÈS ONF vs AVA : Une bataille démocratique pour la Nature! ✊

Alors que simultanément se discutait au Sénat une nouvelle mesure de répression contre les opposants à la chasse, au Tribunal de Compiègne se tenait une audience capitale pour l’avenir d’AVA : l’ONF assigne trois militants pour « entrave au droit de chasse » des équipages de vénerie locaux.🗡

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NORMANDIE : LA CHASSE A COURRE TUE UN CERF ET MENACE LES TEMOINS

📅 Samedi 28 septembre 2019. Le Rallye Roumare traque un cerf pendant 5h, déjà affaibli par le brame, jusque dans un champ en bordure de forêt d’Eawy après avoir traversé une départementale très fréquentée.
Exténué et piégé, il est « dagué » derrière une botte de foin par un valet de l’équipage.
Les quelques AVA présents sur place, trop peu nombreux pour intervenir, subissent alors les menaces des suiveurs surexcités par la tuerie, et voyant d’un mauvais oeil la présence de caméras révélant leur « passion » sanglante.

Que vous habitiez la Seine-Maritime, l’Orne ou ailleurs, rejoignez-nous en forêt pour montrer l’opposition de la population à cette barbarie ! 🏡🗣
Partagez en masse cette vidéo et prenez contact avec le groupe le plus proche de chez vous, afin de participer au mouvement d’abolition de la chasse à courre ! 🌍💚

AVA rejoint le groupe « Convergence Animaux Politique »

Nous sommes nous aussi heureux de vous annoncer aujourd’hui l’officialisation de notre partenariat avec Convergence Animaux Politique et nous remercions ses membres pour leur confiance et le travail déjà accompli.

« L’objet de CAP (Convergence Animaux Politique) est de faire le lien entre le monde politique et les associations de défense des animaux.

Grâce à la constitution d’un réseau de parlementaires et d’un travail d’influence, CAP amène les politiques à agir en se basant sur le travail d’expertise des associations.

L’opinion publique doit être enfin entendue et des avancées significatives en faveur des animaux inscrites dans la loi ! »

A quelques jours de la reprise de la saison de chasse à courre dans nos forêts , c’est une bonne nouvelle pour les citoyens qui composent AVA de pouvoir compter sur CAP pour porter leur parole au delà des forêts de France.

NEUVIEME CONDAMNATION POUR LES CHASSEURS A COURRE !


Mardi 29 janvier dernier, un suiveur de l’équipage Bonnelles-Rambouillet faisait usage d’un gaz incapacitant sur les AVA en train de documenter la mort d’un cerf.
Pour port d’arme et violence aggravée, il vient d’être condamné par le Tribunal Correctionnel de Versailles à 2 mois de prison avec sursis et à indemniser les victimes à hauteur de 1500€.

Lors de l’audience, l’avocat des veneurs (et veneur lui même) a tenté de détourner la réalité des faits pour défendre sa pratique :
« Pourquoi viennent ils à trente en forêt ces AVA ? Pour documenter ? Pas besoin, il existe déjà des livres et des peintures ! »
« C’est la tête de gondole d’AVA que vous avez dans ce tribunal, M. le Juge. La réalité c’est un groupuscule extrêmement fanatique ! AVA cherche le drame, AVA cherche son martyr ! » ✝
« Sous prétexte de liberté d’expression, on crée une zone de non-droit à Rambouillet ! »
Mais le Tribunal ne s’est vraisemblablement pas laissé impressionner par le récit paranoïaque de Maître Guillou, ponctué de sophismes et de remarques sexistes désobligeantes pour la Cour :
« Nous ne sommes pas dans une tribune où on doit faire valoir des arguments, pour ou contre. Les faits sont établis et ne sont pas contestés. Il y a une arme, on la transporte, et on s’en sert. Voilà ce qui est illégal. » coupe la Procureure.

Cette 9ème condamnation du côté des veneurs vient démontrer encore un peu plus de quel côté se trouve la violence.
Car les faits sont là, sans contestation possible : avec plus de 700 personnes en forêt du côté AVA rien que la saison dernière, pas une seule agression n’a été recensée ! C’est que notre mouvement est solidement fondé autour de valeurs positives, qui excluent de fait le recours à la violence ou à la provocation, et qui sont le socle du monde meilleur que nous entendons bâtir. 🦌🏡🗣
A l’opposé de cela, la pratique de la chasse à courre porte toute l’arriération culturelle, la brutalité et la hiérarchie sociale qui sied à l’époque féodale dont elle tire ses racines. 🗡🏰📯

A l’aube d’une nouvelle saison pour AVA, nous réaffirmons cet appel : l’abolition de la chasse à courre est une nécessité historique, pour libérer les campagnes et les forêts de ces milices ultraviolentes ! ✊🌍💚

A Rambouillet et partout ailleurs, Abolissons la Vénerie Aujourd’hui !

#TRAQUÉS 6 – LE CERF (📸 par Jim Photo)

🦌🖼 Animal emblématique de nos forêts, le cerf est l’un des plus grands mammifères vivant en France. Méfiant et adroit, il est difficile à observer, son apparition est donc toujours un événement.
Il voit généralement le jour vers mai/juin : faon jusque 6 à 8 mois, hère jusque 1 an, daguet dès ses premiers bois, il devient véritablement cerf adulte à partir de 4 ans.
Un beau matin d’hiver, il se met à perdre ses bois en heurtant des branches. Il se sent alors diminué, sans défense, et s’isole parfois plusieurs jours.
Le jeune cerf est pourtant un animal sociable : entouré de biches et de leurs faons, il vit en harde dirigée par une matriarche. Au moment du rut, le cerf adulte, isolé, se rapproche d’une harde afin de s’accoupler. Il ne s’alimente plus et peu perdre jusqu’à 20 % de son poids ! Au moment du brame il ne faut surtout pas le déranger…

🗡📯 De septembre à mars, les veneurs envahissent la forêt toutes les semaines à sa recherche. Ils lâchent jusqu’à 60 chiens sur l’un d’eux, repéré souvent le matin, s’amusent quelques heures de ses ruses pour survivre, puis l’achèvent et rentrent au chenil pour un cérémonial autour de son cadavre.
Cette chasse à courre est la clé de voûte de tout l’édifice des veneurs. Voici comment elle est décrite dans le fameux « Livre de la Chasse » de 1389, qui codifie toutes les véneries :
« Les unes appartiennent aux puissants, les autres aux faibles, et je vais donc vous les présenter par ordre. C’est une bonne chasse que celle du cerf, car c’est belle chose que de bien traquer un cerf, belle chose de le poursuivre, de le courir longuement jusqu’à l’abattre, soit en eau soit sur terre, belle chose la curée, belle chose de bien l’embrocher, de le dépecer et de lever les chairs. C’est une belle bête et plaisante, et je tiens là que ce soit donc la plus noble des chasses. »
Encore aujourd’hui, il existe une quarantaine de ces équipages, autour desquels tous les autres font bloc car ils dépendent d’eux matériellement et culturellement.

#TRAQUÉS 5 – LE LAPIN (📸 par Cédric Photographie)

🐇🖼 Le lapin de Garenne (Oryctolagus cuniculus) fait partie de la famille des Leporidae, comme le Lièvre d’europe. Plus petit que son cousin, les adultes mesurent entre 34 et 50 cm et sont facilement reconnaissables avec la queue blanche en dessous. Ils ont une alimentation de végétaux très diversifiés et mangent notamment les herbes sèches.
Ce sont des animaux très sociaux et vivent dans des terriers reliés entre eux par des galeries. Les lapins communiquent essentiellement entre eux avec des stimuli odorants. En cas de détresse, ils peuvent émettre de petits cris aigus et même taper du pied.
La reproduction a lieu toute l’année avec une majorité de mise bas entre février-août. Les femelles mettent bas dans un terrier peu profond appelé « rabouillère » où elles lovent leurs petits dans un mélange de herbes sèches et de poils. Ils atteignent 80% de leur poids adulte en 3 mois !

📯🗡 En 1993, la chasse à courre ajoute un animal à sa kill-list : le lapin. Même si ces veneurs sont assez mal considérés par les autres, leur existence est le prix à payer pour pouvoir affirmer que la chasse à courre n’est pas réservée aux aristocrates. Il existe aujourd’hui une cinquantaine de ces équipages en France, réputés comme « une porte ouverte aux femmes et aux enfants »…
La vénerie du lapin est assez rapide, surtout quand les veneurs bouchent les terriers pour ôter toute possibilité de cachette à leur proie. Face à la meute de chien, les lapins chassés sont souvent dévorés vivants. La période de chasse étant commune à la période de reproduction, cela peut induire la mort de nombreux lapereaux quand la mère est tuée !
Fin 2017, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature a classé cette espèce comme « quasi-menacée » en France, mais ce n’est pas pour arrêter les chasseurs à courre dans leur « passion »…

#TRAQUÉS 4 – LE CHEVREUIL (📸 par Gaetan Martin)

🦌🖼 Le chevreuil fait partie de la même famille que le cerf (cervidae) mais est bien plus petit et léger : il dépasse rarement les 25 kg et 75 cm au garrot. Ses bois sont eux aussi plus petits.
La chevrette vit avec les chevrillards nés dans l’année, selon un mode assez matriarcal, le brocard (mâle) pouvant venir se rajouter au petit groupe. Curieux et craintif, le chevreuil peut aboyer pour signaler une présence dangereuse ou imposer sa domination face à un concurrent en période de rut.
Face à l’homme il choisira toujours la fuite. Il peut atteindre une vitesse de pointe de 98 km/h !
L’agrainage (qui consiste à nourrir volontairement les animaux forestiers pour les concentrer en des endroits précis) et l’absence de prédateurs naturels ont beaucoup favorisé cette espèce à devenir le mammifère herbivore sauvage le plus commun en forêt.

📯🗡 Les veneurs se vantent de tuer près de 1200 de ces animaux par an, toujours de leur manière très codifiée. Selon certains experts, il est par exemple préférable de lancer la meute sur un couple, et, une fois séparé, de continuer la chasse sur l’un des deux sans distinction.
Rattrapé au bout de quelques heures, il meurt le plus souvent égorgé par les crocs des chiens avant qu’un humain n’arrive sur les lieux.
Dans son journal, un veneur du XIXème siècle racontait le plaisir ressenti en ces mots :
« Décembre : tout un mois passé […] la vie affluant au visage et nous bourdonnant aux tempes, tantôt fourrant les mains dans le sang tiède et la curée chaude d’un chevreuil : un mois où nous tâchons de nous redonner de la santé bestiale de la campagne. »
Le marquis Pierre de Rouälle, président de la Société de Vénerie, est lui même un « amateur » du chevreuil, ou en tous cas du spectacle de sa mort. Avec 88 équipages encore actifs aujourd’hui, c’est une des véneries les plus communes.

#TRAQUÉS 3 – LE SANGLIER (📸 par Thibaut De Clercq)

🐗🖼 Le sanglier est un mammifère très présent chez nous. Une compagnie est composée le plus souvent de plusieurs femelles (dont une de tête) et de jeunes. Les sangliers mâles plus âgés vivent isolés, d’où leur nom de « solitaires ».
Contrairement aux idées reçues, c’est un animal relativement calme et craintif, qui, au moindre bruit ou forme inhabituelle, choisira à 99 % la fuite plutôt que l’affrontement, sauf si sa vie ou celle des petits est en jeu.
Il vit le plus souvent dans des « zones sales » très encombrées de ronces/fougères où il y passe la quasi-totalité de la journée à dormir, toujours à proximité d’un point d’eau pour pouvoir se « souiller » (s’y rouler pour se débarrasser des parasites). C’est le soir venu qu’il se déplace en recherche de nourriture et évolue à découvert toute la nuit pour regagner sa remise au lever du soleil. Contrairement à beaucoup d’animaux, ses yeux ne réfléchissent pas la lumière, il faut donc redoubler de vigilance quand nous traversons son territoire en voiture la nuit !

📯🗡 Depuis des siècles, le sanglier est prisé par les chasseurs à courre pour le duel épique qu’il est censé offrir : les peintres et les poètes de chasse du moyen-âge le représentaient volontiers en monstre noir invincible, plus grand que les hommes eux-même.
Aujourd’hui, on connaît mieux la réalité de ces chasses : le sanglier (mâle comme femelle), une fois « trié » de force (séparé de sa famille), tente de fuir en courant en cercles, jusqu’à épuisement. Il est ensuite rattrapé par les chiens, qui encaissent pour leurs maîtres les coups de défenses du sanglier paniqué. Les veneurs arrivent enfin pour l’achever et festoyer autour de sa dépouille. Aujourd’hui en France, il existe encore une quarantaine de ces équipages (dits « vautraits »).