COMPRENDRE LA CHASSE A COURRE

La chasse à courre (aussi appelée « vénerie ») est une pratique aristocratique qui consiste à poursuivre un animal jusqu’à ce qu’épuisé, il se laisse mourir.
L’équipage est composé de nombreux cavaliers, d’une meute de chiens, de suiveurs en 4×4, et même d’un bateau pour pouvoir achever l’animal réfugié dans des plans d’eau.

Il ne s’agit pas ici de réguler la faune sauvage, ni même de manger la bête chassée. Une fois l’animal rattrapé, on le poignarde puis on laisse les chiens le dépecer, souvent encore vivant. Sa tête est conservée comme trophée et ses pattes offertes à des invités. Les restes de son corps sont souvent abandonnés dans la forêt ou jetés.
Le jeu consiste à torturer des animaux uniquement pour se divertir.

Au-delà de la barbarie qui s’en dégage, la chasse à courre est un danger pour nous, les riverains. Les violations des lois sont fréquentes: routes bloquées, accidents liés aux traversées d’animaux et de véhicules… Souvent, la traque se termine en ville, ou même dans des jardins privés, les veneurs n’hésitant pas à s’y introduire de force pour achever l’animal qui s’y était réfugié.

Intrusion de veneurs à Pont-Sainte-Maxence
Un cerf blessé dans le jardin d’un habitant

« Sport » de prédilection des monarques, de François 1er à Napoléon III, cette tradition féodale perdure aujourd’hui dans nos forêts.
Le Maître d’équipage, entouré de sa cour de valets, piqueux et autres suiveurs, part en chasse plusieurs fois par semaine dans le fief qu’ils louent rubis sur l’ongle à l’ONF, pour des périodes de 12 ans.

Napoléon III, chassant à Pierrefonds

Si, encore de nos jours, les veneurs s’imposent et s’approprient la forêt, c’est qu’ils bénéficient d’une protection en haut lieu, et de lois sur mesure: délit d’entrave à la chasse, droit de suite etc. Même à tort, leur réseau leur assure une impunité totale, et cela malgré une opposition massive de la population (un sondage a été effectué en 2010 et donnait 75% des personnes interrogées pour son interdiction, 85% la décrivant aussi comme cruelle, et 76% comme obsolète).

Monique de Rothschild et Philippe Marini

La chasse à courre est intolérable, il faut l’abolir !
Beaucoup d’associations nationales se sont déjà prononcées contre cette pratique (La SPA, la Fondation Bardot, L214…) mais c’est à nous, habitants des villes forestières de prendre les choses en main. C’est pour cette raison que AVA s’est créé, pour agglomérer les bonnes volontés et commencer à agir chez nous, en développant une solidarité chez tous ceux que cette pratique révolte !

 

 

Si vous désirez en savoir plus, le site Picardiepopulaire.net a publié un article très complet sur ce sujet, compilant de nombreuses informations locales. Nous vous en conseillons vivement la lecture :

Chasse à courre en Picardie: Barbarie et féodalisme

L’association One Voice a elle aussi réalisé une enquête très poussée, avec vidéos et photos accablantes à l’appui, à consulter ici: